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Gilbert
Wayenborgh (DeepIndex)
: "Je m'appelle Désirée"
Depuis des mois Google caracole en tête de tous les baromètres
en trustant toutes les parts de marché, toutes ... ce n'est pas si sûr...
Si Google est un outil de recherche plébiscité, le marché
des outils de recherche pourrait bien lui jouer un tour de passe-passe.
L'introduction en bourse du numéro 1, très attendue, l'arrivée
encore plus attendue de Microsoft, et la suppression de l'outil de recherche des
portails de Yahoo, risquent fort de changer la donne et ce pour le "bien-être"
de tout un secteur industriel.
Il est probable que Yahoo fasse un premier pas d'ici quelques semaines, en démontrant,
qu'il pèsera, avec Inktomi, Fast, Altavista et Overture, lourd dans la
balance face à Google. En effet, Yahoo!, le numéro 1 des portails
va changer son fournisseur de "search" sous peu. Les hypothèses
sur le successeur de Google dans les pages du géant américain Yahoo
vont bon train et tous les référenceurs analysent avec véhémence
les statistiques d'accès des robots d'indexations... L'avenir nous dira
sans aucun doute ce qu'il en est dans les quelques semaines à venir.
Le deuxième choc viendra de Microsoft, à moins que celui ci avale
tout cru Google, avec sa solution maison. N'est il pas vrai que dans les statistiques
d'accès de robots, MSN est de plus en plus actif ? Et tous les informaticiens
du monde connaissent bien le géant de Redmond ... Quand il a une idée
en tête ... il y va. L'avantage de Microsoft, si l'on peut parler d'avantage,
c'est de "maîtriser" complètement l'ordinateur de l'internaute
avec son célèbre système d'exploitation. Il donc plus que
probable que la solution de recherche proposée par Microsoft soit directement
intégrée dans l'ordinateur de l'internaute. Suivant sa qualité,
l'internaute risque fort d'adhérer, et là, les parts de marché
de Google, risquent bien de prendre un sérieux coup.
Le fin de Google s'approche t-elle pour autant ? Non, certainement pas. L'outil
de recherche numéro 1 risque juste de perdre son monopole de fait, et de
trouver une place plus sereine sur le marché. Et ce pour le bien de toute
une industrie ?.
Et la francophonie dans tout cela ? Les outils de recherche francophones se cantonnent
pour le moment uniquement à squatter la queue des baromètres des
outils de recherche. Cependant, ceux-ci pourraient aussi sortir de l'ombre des
géants Américains. Serait-ce l'exception culturelle ?
Oui probablement, voire même certainement si l'on regarde la difficulté
de s'implanter dans d'autres pays... Il faut pouvoir soit s'adapter aux autres
cultures, soit avoir des moyens financiers adéquats.
Les outils de recherche français d'origine marquent cependant des points
lorsque l'on regarde la créativité et la parfaite intégration
de la culture française. Le nombre de portails d'origine francophone talonne
les Google et les Yahoo de près en terme d'audience, et ce tant pour les
annuaires que pour les trop rares moteurs de recherche. Là encore il risque
fort d'y avoir des surprises, bonnes et moins bonnes, qui pourront capter des
parts de marché. Certes cela ne s'avéra pas aussi visible que la
contre-attaque de Yahoo et Micosoft, néanmoins les projets actuellement
sur le marché (DeepIndex, Voila, Kartoo, Exalead, Reacteur, et bien d'autres)
se sont déjà fait remarquer et participent pleinement au monde merveilleux
des outils de recherche.
Gilbert Wayenborgh, DeepIndex
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